Un tragique accident s'est produit à Lyon, où un jeune homme de 20 ans a été mis en examen après avoir heurté un véhicule, entraînant la mort d'une femme et blessant cinq autres personnes. Les enquêteurs ont établi que le conducteur était sous l'influence de protoxyde d'azote, également connu sous le nom de gaz hilarant.
Selon le communiqué du parquet, le jeune homme a été inculpé pour "homicide routier aggravé" ainsi que pour "blessures routières aggravées". Lors de l'accident, survenu sur la voie M7, sa voiture a percuté par l'arrière un autre véhicule, causant la mort d'une femme de 48 ans et blessant trois autres occupants, ainsi que deux passagers de son propre véhicule.
Des bonbonnes de protoxyde d'azote ont également été retrouvées dans le véhicule impliqué. Ce produit est de plus en plus préoccupant en matière de sécurité routière, comme l'a souligné un rapport de Franceinfo. Le protoxyde d'azote, souvent utilisé à des fins récréatives pour ses effets euphorisants, est en théorie interdit aux mineurs et a des implications légales strictes.
La ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait déjà évoqué la nécessité d'un encadrement plus rigoureux du protoxyde d'azote après la mort de Mathis à Lille, un jeune homme également victime de l'imprudence d'un conducteur sous influence de cette substance. Les experts en sécurité routière insistent sur la nécessité d'une prise de conscience collective sur les dangers liés à l'utilisation de produits psychoactifs au volant.
Cette tragédie relance le débat autour de la consommation de substances récréatives au volant, et appelle à des mesures préventives plus strictes pour protéger les usagers de la route. Alors que des campagnes de sensibilisation se multiplient, la question demeure : jusqu'où faut-il aller pour garantir la sécurité de tous sur les routes?







