Lors d'une interview diffusée sur YouTube le 23 décembre, le député de La France Insoumise, Carlos Martens Bilongo, a créé la controverse en associant racisme et "pauvreté intellectuelle". Ses commentaires ont vivement réagi parmi les élus du Nord, qui ont vu dans ses propos une attaque infondée contre leur région.
"Le raciste est très bête", a déclaré Bilongo, établissant un lien entre la méconnaissance de l'histoire et les préjugés raciaux. Évoquant les tirailleurs sénégalais ayant combattu pour la France, il a critiqué ceux qui soutiennent la théorie du "grand remplacement". Son affirmation selon laquelle "là où tu as une pauvreté intellectuelle dans le nord de la France, les racistes sont en avant" a suscité une onde de choc, des élus tels que Xavier Bertrand et Sébastien Chenu dénonçant son manque de respect.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a rétorqué sur les réseaux sociaux : "Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux". Il a qualifié cette déclaration de "stratégie de division" que certains partis utilisent pour créer des tensions sociales. Sébastien Chenu a rejoint le débat en affirmant que la région produit chaque année des professionnels de qualité, réaffirmant un certain fierté pour le Nord.
Mais alors que cette controverse crée une fracture, Bilongo n'a pas manqué de s'excuser pour d'autres propos jugés sexistes durant l'entretien. Il a reconnu son erreur, mettant en lumière l'importance de respecter les parcours des femmes en politique, indépendamment de leur appartenance politique. "Je dois prendre la pleine mesure de l’impact de mes paroles", a-t-il conclu.
Cette polémique soulève des questions essentielles sur la dynamique sociale et politique en France, mais aussi sur les stéréotypes qui persistent autour de certaines régions. Comme l’indique le sociologue Pierre Bourdieu, les préjugés continuent à alimenter des divisions socio-culturelles. Certaines voix, comme celle de l’Observatoire des Inégalités, appellent à un dialogue constructif sur ces enjeux.
En somme, cette affaire met en lumière non seulement les tensions politiques, mais également la nécessité d'une éducation inclusif qui permette à chacun d'embrasser l'histoire riche de la diversité française.







