Demain, les membres du Parti Socialiste (PS) et de Place Publique sont appelés à faire un choix crucial : opteront-ils pour une primaire ouverte ou fermée pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle de 2027 ? Olivier Faure soutient la première option, tandis que Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann privilégient la seconde.
Olivier Faure nourrit l’espoir d’une primaire qui attire l’attention des médias, voire d'une mobilisation massive des électeurs, capable d’effacer l’influence de Jean-Luc Mélenchon pendant quelques semaines. Les résultats de cette importante décision ne devraient pas être connus avant le petit matin de vendredi, et les membres du PS déplorent déjà le choix d’un vote en présentiel en pleine canicule, qui pourrait entraver la participation des plus âgés et des jeunes.
Pour mobiliser un large public, Faure propose une primaire ouverte à tous les sympathisants, sur un modèle similaire à ceux tentés en 2011 et 2017, avec une participation symbolique de deux euros. « Cela pourrait créer un véritable engouement », estime un proche de Faure, même si la mise en œuvre rapide d'un tel évènement semble complexe.
Cependant, la résistance est forte au sein du PS. Vallaud et Glucksmann mettent en avant la nécessité d’une primaire fermée réservée aux adhérents, répliquant que d’autres partis ont adopté cette méthode. « Nos membres ont le droit de choisir leur candidat sans ingérences extérieures», insiste un membre de l’entourage de Vallaud dans La Dépêche.
Les craintes d'influence externe, surtout de La France insoumise, nourrissent également les doutes sur la primaire ouverte. Toutefois, Faure défend son projet, arguant que le soutien DFI à un candidat plus modéré pourrait également lui être favorable.
Les électeurs du PS se prononceront donc demain sur cette question essentielle : quelle méthode pour choisir le candidat à la présidentielle ? À l’issue des votes, la position de Faure pourrait être fortement influencée, tant sur son avenir que sur la stratégie sociale-démocrate.







