À Hénin-Beaumont, fief électoral de Marine Le Pen, l'annonce de la réduction de sa peine d'inéligibilité a provoqué un soulagement parmi ses partisans. Certains estiment que même avec un bracelet électronique, elle a une légitimité pour se présenter à la présidentielle de 2027.
Laurence, 60 ans, affirme : "C'est un soulagement, elle a plus d'expérience que Jordan Bardella". Cette sentiment d'enthousiasme est palpable au cœur de cette ville du Pas-de-Calais, sous la gouvernance du RN depuis 2014.
Une réduction significative de l'inéligibilité
Le 7 juillet, la cour d'appel de Paris a annoncé que Marine Le Pen pourrait recontacter le public après une réduction de sa peine à 15 mois, équivalente à la durée déjà purgée. Malgré cela, l'incertitude demeure quant à une candidature formelle, surtout avec l'ombre de son bracelet électronique.
Pour Pierre Pagniez, plaquiste, "on doit la laisser se présenter, bracelet ou pas". Il souligne que la compétence de Le Pen prime sur ses problèmes judiciaires, rappelant des précédents comme Nicolas Sarkozy, qui a aussi porté un bracelet électronique en 2025 après des condamnations pour corruption.
Pour Marie-Pierre, ancienne caissière, l'idée d'une campagne sous bracelet semble complexe mais elle soutient que Le Pen reste le choix de nombreux électeurs. La responsable d'un magasin, Stéphanie, applaudie la décision judiciaire en affirmant que "cela aurait été injuste autrement".
Toutefois, des voix critiques émergent. Christophe Bouchindhomme, représentant de la CFDT des Hauts-de-France, juge "scandaleux" que quelqu'un ayant porté un bracelet puisse envisager une candidature présidentielle. Il s'interroge sur la légitimité d'une telle démarche, alors même qu'on la considère coupable d'une infraction.
La course à la présidence de 2027 est lancée, et la pression monte sur Marine Le Pen pour qu'elle dévoile ses intentions lors d'une intervention prévue sur TF1.







