Les investigations se poursuivent suite à l'accident d'avion qui a conduit à la mort de 11 personnes à Tomblaine, près de Nancy. Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour «homicides involontaires». Cette décision a été prise le 7 juillet, et les recherches se déroulent sous la direction de trois juges du tribunal judiciaire de Paris.
Le drame s'est produit le 28 juin lorsque l'avion transportant des passionnés de parachutisme a chuté peu après son décollage. Parmi les victimes, cinq devaient effectuer leur premier saut. Cet accident est le plus meurtrier enregistré en France sur une période d'aviation légère.
Selon le procureur adjoint, Christian de Rocquigny, présent sur les lieux, l'état de l'appareil laisse envisager une enquête approfondie pour déterminer si les causes relèvent d'une défaillance technique ou humaine. «Les enquêtes continueront afin de percer le mystère de ce tragique accident», a-t-il indiqué, soulignant l'importance d'établir les faits et d'apporter des réponses aux familles des victimes.
Le Bureau enquêtes accidents (BEA) mène également une enquête civile visant à éviter que de tels événements ne se reproduisent. Cet organisme déterminera la nature précise des circonstances menant au crash.
Les avis d'experts commencent à affluer; certains spécialistes évoquent la nécessité d'une révision des normes de sécurité dans le domaine de l'aviation légère, tant pour les pilotes que pour les passagers. «Une telle tragédie remet en question la rigueur des contrôles de sécurité», a commenté un ingénieur en aéronautique. Une fois les résultats de l'enquête obtenus, la responsabilité pénale de toute personne engagée sera examinée, et les éventuels responsables pourraient être traduits en justice devant le tribunal correctionnel de Paris.







