Ce n'est guère une surprise, mais l'impact de cette décision est significatif. Quelques mois après le renouvellement du conseil municipal où Thierry Lavit a été réélu en tant que maire, Gérald Capel, qui était en tête de liste de l'opposition, a officiellement annoncé sa démission. Dans un communiqué, Capel a exprimé sa difficulté à siéger régulièrement au conseil, une situation qu'il a justifiée en raison de ses obligations professionnelles hors du département.
"Le contexte postélectoral m’amène aujourd’hui à ne pas pouvoir exercer pleinement mon mandat, écrit-il. Les conseils municipaux se tiennent en milieu de semaine, ce qui rend ma présence impossible. Cela rend mon engagement incompatible avec mes responsabilités actuelles."
Une négation de la démocratie
Gérald Capel ne s'arrête pas là et critique également le fonctionnement actuel du conseil municipal qui, selon lui, nuit à l’expression de l’opposition. Il évoque des règlements intérieurs qui limitent cette expression et dénonce une volonté de la part du maire de dénigrer son groupe par des sujets polémiques qui ne concernent pas sa gestion. "Les finances de la ville sont travesties, et l’opposition n’a pas voix au chapitre dans les instances municipales", affirme-t-il.
"Dans ces conditions, mon action serait vaine pour les intérêts des Lourdais. Je préfère ne pas me soumettre à des pratiques que je désapprouve et qui font obstacle à la démocratie," poursuit Capel. Il observe également que ses colistiers, qui poursuivront au conseil, ont dû accepter ce rôle difficile, mais il s’interroge : "Jusqu’à quand, si ce climat de censure persiste ?"
La démission a été transmise par courrier au préfet des Hautes-Pyrénées. Capel souhaite désormais se concentrer sur des actions de terrain au service de la population, notamment à travers le travail associatif. "Je respecte le choix des Lourdais et je me tiendrai vigilent sur la gestion municipale afin de dénoncer tout manquement," conclut-il.







