Suite à l'accord entre l'Iran et les États-Unis, les automobilistes français voient poindre une lueur d'espoir concernant les prix des carburants. La semaine dernière, le prix du gazole a déjà chuté sous la barre symbolique des deux euros. Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, rencontrera ce mardi 16 juin les distributeurs pour discuter de cette situation.
À 1,95 euro le litre dans une station-service des Hauts-de-Seine, le prix du gasoil suscite des réactions positives. Une conductrice témoigne : "J'ai eu la bonne surprise de voir que le prix était passé sous les 2 euros, ça faisait un petit moment que je n'avais pas fait le plein". De son côté, un conducteur exprime son contentement : "On le payait pendant un moment 2,20 euros, là il est à 1,94 euro, donc ça fait quand même pas mal. Il faudrait que ça baisse autant que ça a augmenté, aussi vite".
Une baisse qui devrait s'accentuer les prochains jours
Au niveau national, le prix moyen du litre de gasoil a reculé de presque deux centimes, améliorant ainsi le quotidien des automobilistes. Cette baisse, la première depuis le début de la guerre en Iran, coïncide avec une diminution notable du prix du sans-plomb, qui s'établit également à 1,94 euro. Avec les départs en vacances qui approchent, cette diminution est d'autant plus bienvenue. Thierry Bros, expert en énergie et professeur à Sciences Po, annonce que "Puisque le baril a baissé de 20 dollars ces derniers jours, dans quinze jours, l'essence en France vaudra 20 centimes de moins, c'est-à-dire aux alentours de 1,80 euro le litre".
Le gouvernement a pris l'engagement de surveiller l'effet de cette baisse sur les prix à la pompe. Sébastien Lecornu, ministre de la Transition énergétique, a également assuré que les aides au carburant seraient maintenues jusqu'au mois d'août, afin d'atténuer l'impact sur le budget des ménages.







