Les chefs d'entreprise francophones expriment leur mécontentement face à la transposition de la directive européenne concernant l'égalité salariale, comme l'écrit Dominique Seux dans Les Echos. Cette nouvelle législation oblige les sociétés de plus de 50 salariés à révéler les écarts de salaires pour des postes équivalents, une mesure qui pourrait paraître bénéfique en théorie.
Cependant, des voix s'élèvent pour dénoncer cette initiative. Comme le suggère un dirigeant de grande entreprise, « le paradis est parfois pavé de mauvaises intentions. Dans ce contexte, la cause des droits des femmes devient un cheval de Troie pour les syndicats qui souhaitent avoir un contrôle accru sur les salaires individuels ». Cette opinion est corroborée par les difficultés que pose la définition et la mesure de la valeur égale, qui renvoient à des compétences et comportements d’une complexité inédite.
Les entrepreneurs restent sceptiques, arguant que la transparence au sujet des rémunérations pourrait entraîner des conséquences imprévues sur la gestion des ressources humaines. Cela rappelle une citation célèbre d'Henry Ford : « Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Des experts de l'économie, tels que ceux de l'Institut Montaigne, soulignent les risques d'une telle transparence, qui pourrait nuire à la flexibilité nécessaire pour attirer et retenir les talents.







