Jean-Philippe Tanguy critique la nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France

Jean-Philippe Tanguy dénonce la nomination d'Emmanuel Moulin et plaide pour une baisse des prix.
Jean-Philippe Tanguy critique la nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France

Dans une intervention sur le plateau des “4 Vérités”, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, a fait part de ses réserves concernant la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. Selon lui, cette décision traduit un potentiel "verrouillage des institutions" et soulève des questions sur l’indépendance de la Banque vis-à-vis du pouvoir exécutif.

Le député a également profité de l’occasion pour soutenir la proposition de son parti visant à réduire le prix du carburant de 40 centimes, grâce à une baisse de la TVA, ce qui pourrait se traduire par une économie de 16 milliards d’euros par an. Tanguy argue qu'il est possible de faire des économies significatives dans les finances publiques, sans devoir choisir entre le pouvoir d'achat des Français et le déficit public. Il a affirmé que la baisse de la consommation serait en réalité une option plus coûteuse pour l'économie nationale.

Interrogé sur la nature universelle de cette proposition, il a expliqué qu'elle vise la simplicité et l'efficacité. "Nous avons des dispositifs d’équité fiscale pour ajuster ces avantages ultérieurement," a-t-il déclaré. Sa critique sur la nomination d’Emmanuel Moulin repose sur son rôle passé au Trésor, où il aurait été responsable de sévères erreurs de prévision ayant conduit à un déficit record.

Le député a évoqué la crainte d’un verrouillage institutionnel, illustré par la nomination de personnalités proches du pouvoir à des postes clés, citant notamment la Cour des Comptes et le Conseil d'État. Pour lui, cela a des implications sur la politique économique, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

En conclusion, Tanguy souligne que, même si la Constitution a été respectée lors de la nomination de Moulin, le manque de soutien parlementaire pose une question d’éthique publique. "Un responsable qui se retrouve en minorité devrait envisager de ne pas accepter un tel poste," a-t-il noté, en appelant à une réflexion sur la moralité et l’intégrité au sein des institutions françaises.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

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