Le 28 avril, lors d'une intervention sur RTL, Aurore Bergé a qualifié le morceau de "vulgaire" et de "dégoûtant", et a salué la décision d'Ernotte de porter plainte. "Elle a raison de ne pas laisser passer de tels messages, qui portent atteinte à la dignité des femmes et à leur représentation dans la société", a-t-elle déclaré.
Aurore Bergé a souligné que ce type d'attaque n'est pas seulement une agression individuelle, mais qu'elle touche toutes les femmes victimes d'outrages sexistes. Selon elle, "porter plainte est un acte de résistance essentiel". La ministre a également précisé que les paroles de la chanson en question ne peuvent pas être simplement jugées comme des blagues innocentes.
Des mots qui dérangent
Le chanteur, connu pour son humour provocateur, a déclaré qu'il acceptait les conséquences de ses paroles, les qualifiant de "farce" lors d'une interview sur RMC. "Si je suis condamné, cela ne sera pas une ignominie mais plutôt une médaille" a-t-il affirmé, affirmant que sa liberté d'expression est fondamentale.
Néanmoins, Bergé a rappelé que la frontière entre humour et offensant est cruciale : "Quand une chanson s’adresse à une personne précise, les choses ne peuvent pas être considérées du même œil que des chansons paillardes".
Les paroles incriminées incluent des propos jugés particulièrement intrusifs comme : "Delphine, si t’avais connu ma pine, on aurait été si heureux!". Ce type de langage est précisément ce que les lois contre l'outrage sexiste visent à combattre, selon des défenseurs des droits des femmes.
L'outrage sexiste, qui consiste en des propos dégradants rabaissant les femmes, est puni par la loi. Patrick Sébastien pourrait donc faire face à une amende allant jusqu’à 1.500 euros s'il était condamné pour ses paroles.
Cette polémique alimente le débat sur le respect et la dignité des femmes dans les médias et la culture populaire, des sujets qui sont au cœur des préoccupations de nombreuses organisations féministes et des citoyens en France.







