À l'approche d'un nouveau conseil métropolitain prévu ce jeudi, crucial pour désigner le futur président de Grenoble Alpes Métropole, la France Insoumise (LFI) exprime ses craintes. Allan Brunon, conseiller municipal et figure montante du mouvement, a déclaré : "À cette heure, nous sommes inquiets du tournant que prennent les discussions. Les dernières déclarations de Guillaume Lissy pourraient remettre en cause notre accord. C'est inacceptable pour nous."
Quatre jours après un conseil particulièrement agité qui ne a pas abouti à l'élection d'un président, des réunions en coulisses continuent de se dérouler. Guillaume Lissy, leader d'un groupe de gauche rassemblant communistes, écologistes et socialistes, s'est récemment exprimé dans le Dauphiné Libéré, affirmant son souhait d'une gouvernance métropole mêlant gauche et droite, ce qui représente une ligne rouge pour LFI. Allan Brunon s'est également exprimé sur les engagements pris lors de leur précédente rencontre : "Nous avions des garanties politiques que les vice-présidents seraient issus de la gauche ou de petites communes sans étiquette. Aujourd'hui, notre confiance est ébranlée."
Lors d'un dernier conseil, le groupe mené par Guillaume Lissy avait atteint un accord qui aurait permis, en théorie, d'obtenir la majorité. Pourtant, le malaise suscité par les discussions a mis un terme aux débats avant le vote. "Nous les exhortons à respecter cet accord pour garantir une gouvernance de gauche. Nous sommes prêts à jouer un rôle constructif dans ce processus," a indiqué Brunon, soulignant que le respect de l'accord déterminerait la position de LFI face à une éventuelle candidature de Lissy.
Si ce dernier ne respecte pas les engagements, Brunon n'hésitera pas à se présenter sur les trois tours de scrutin, mettant ainsi en péril les chances de la gauche face à Raphaël Guerrero, le candidat soutenu par une coalition de droite et de centre.
Pas question pour LFI de participer à la gouvernance de la métropole
Indépendamment des résultats, Brunon a ajouté que LFI ne participerait pas à l'exécutif métropolitain, même si Lissy respectait les termes de l'accord. "Nous refusons cette participation. Cet accord est technique et vise à contrer la droite," a-t-il affirmé. Ce schéma rappelle un accord passé lors des élections municipales, et il espère que la dynamique sera similaire à la métropole.
"Ils ont besoin de notre soutien et devront discuter avec nous pour chaque délibération. S'ils ignoreront la démocratie, ce n'est pas à nous de les suivre," a-t-il conclu avec fermeté.
Avec un conseil métropolitain prévu ce jeudi 30 avril, où 49 communes seront réunies, les discussions autour de la présidence de Grenoble Alpes Métropole semblent loin d'être résolues, laissant planer une ambiance de tension palpable au sein de la gauche.







