Le gouvernement français a décidé de revenir à un système de voie unique pour la première année des études de santé, abandonnant le double cursus instauré en 2020. Cette réforme vise à clarifier un processus jugé complexe pour de nombreux étudiants et leurs familles.
Exit les acronymes PASS et LAS qui ont provoqué bien des difficultés parmi les lycéens et leurs proches, cherchant à s'orienter vers des études en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie. Le PASS, semblable à la première année de médecine classique, et le LAS, qui incluait d'autres majeures – comme le droit ou l'économie – tout en permettant d'accéder à des filières de santé, sont désormais de l'histoire ancienne.
D'après Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, les étudiants d'Ile-de-France avaient le choix parmi 100 parcours différents, allant parfois jusqu'à des options jugées un peu décalées. La nouvelle voie unique, annoncée pour la rentrée 2027, se composera de "trois blocs équilibrés" : un bloc "santé", un bloc "disciplinaire" (incluant des matières comme les sciences de la vie ou la physique) et un bloc "transversal" (autres matières comme l'anglais).
Tout étudiant souhaitant accéder à une filière de santé devra valider des niveaux minimums dans les blocs "santé" et "disciplinaire". En cas d’échec, il aura la possibilité de poursuivre en deuxième année de licence et de retenter sa chance. En cas de nouvel échec, il pourra continuer en troisième année de licence pour affiner son parcours universitaire.
Une nouveauté appréciée : les étudiants n'ayant pas réussi leur première année pourront redoubler pour valider leur niveau minimum avant de passer à la L2. Cette flexibilité permet de conserver des options plus variées et de rebondir si nécessaire.
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a souligné l'importance de l'équité et de l'accompagnement pour les étudiants et leurs familles, tout en notant que certains points techniques méritaient encore précisions. Louise Lenglin, vice-présidente de la fédération étudiante Fage, s’est réjouie de cette avancée, mettant en avant la possibilité de redoublement.
Néanmoins, des réserves se font entendre. Isabelle Laffont, présidente des doyens de médecine, bien que favorable à une réforme du système, a exprimé des inquiétudes concernant la mise en œuvre de cette nouvelle structure. Elle a aussi rappelé que le soutien nécessaire pour les universités sera crucial, notamment pour éviter de surcharger les promotions déjà pleines.
En conclusion, cette réforme répond à un besoin de simplification, mais des défis demeurent, notamment en ce qui concerne l'accompagnement des étudiants et la gestion des flux d'admissions.







