L'essentiel : Un collectif de victimes dénonce la divulgation de leurs données personnelles par le ministère de la Justice et exige 1 000 dollars par personne ainsi que des dommages-intérêts de la part de Google.
Le 26 mars, un groupe de survivantes de l'affaire Jeffrey Epstein a engagé des poursuites judiciaires contre l'ancien gouvernement de Donald Trump et le géant technologique Google. Cette initiative fait suite à la divulgation non sécurisée de plusieurs informations personnelles dans un ensemble de documents publiés par le ministère de la Justice américain, comme l'a rapporté CBS News.
Le collectif a déposé une plainte devant un tribunal fédéral en Californie, arguant que cette divulgation constitue une violation des lois fédérales sur la protection de la vie privée. Ils réclament 1 000 dollars par personne au gouvernement, ainsi que des dommages-intérêts non spécifiés à Google.
Les victimes soulignent dans leur plainte qu'elles sont aujourd'hui soumises à un traumatisme supplémentaire. "Des inconnus les contactent, les menacent physiquement et les accusent de complicité avec Epstein, alors qu'elles sont les véritables victimes", mentionnent-elles.
La rapidité contre la sécurité
Pour contexte, le ministère de la Justice a rendu public entre fin 2025 et début 2026 plus de 3 millions de pages de documents liés à l'affaire Epstein, comprenant vidéos, dossiers judiciaires et courriels. Parmi les personnalités mentionnées figurent Donald Trump, Bill Clinton, et Elon Musk. Ce dossier contenait aussi les informations personnelles de près d'une centaine de victimes, notamment leurs noms, numéros de téléphone et photos. Bien que le ministère ait retiré ces données de son site, les plaignantes affirment que celles-ci demeurent accessibles sur d'autres plateformes, y compris Google.
Le collectif dénonce l'inaction du gouvernement, qui, selon elles, a compromis la sécurité et la vie privée des survivantes au profit de la rapidité de la divulgation. "Les États-Unis ont sciemment privilégié la quantité et la rapidité des informations publiques au détriment de la protection des victimes", a déclaré le collectif. Une situation qui soulève des questions cruciales sur l'éthique de la divulgation d'informations sensibles et sur la protection des droits des victimes.







