Le samedi 28 mars, François Piquemal, via ses avocats, a annoncé sa décision de déposer un recours pour annuler l’élection municipale, suggérant que celle-ci a été influencée par des ingérences extérieures. Cette action est motivée par ce qu'il qualifie de déstabilisation de sa campagne à travers des manœuvres déloyales.
Dans un communiqué diffusé vendredi, les avocats du candidat insoumis ont mis en avant la nécessité d'interpeller les autorités à ce sujet : "Nous portons un recours devant le tribunal administratif contre les élections municipales qui se sont déroulées à Toulouse, avec l’objectif de demander leur annulation."
Ces allégations sont soutenues par des données fournies par le Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE), regroupant des organismes tels que l’Arcom, la CNCCFP et Viginum, qui semblent corroborer des ingérences présumées.
Des comptes pilotés depuis l'étranger
Les avocats de Piquemal soulignent que cette ingérence se manifeste par "la création de faux sites internet et de faux comptes sur les réseaux sociaux, orchestrés depuis l'étranger, dans le but de manipuler l'information à destination de l'électorat". Des accusations de fabrications de fausses nouvelles visant à nuire à sa réputation sont également mises en avant.
Outre l'annulation du scrutin, ce recours vise à éclaircir cette affaire, que ses avocats qualifient d'interpellation d'intérêt général, dénonçant la propagation de "fausses accusations" qui pourraient nuire durablement à son image et sa candidature.
Menacé lors de l'hommage aux victimes de Mohamed Merah
Quelques jours avant le premier tour des élections, Le Monde avait rapporté l’existence d’une campagne de dénigrement numérique ciblant les candidats LFI, avec des soutiens à Jean-Luc Moudenc derrière cette opération peu scrupuleuse, une information confirmée par des sources de sécurité interrogées par l’AFP.
Interrogée par l’AFP, une porte-parole du député a indiqué que celui-ci envisage également de déposer une plainte pénale dans les jours qui viennent, en lien avec des menaces et des insultes subies lors d’une commémoration des victimes de Mohamed Merah, qui avaient été assassinées en mars 2012 à Toulouse.







