Le gouvernement pakistanais a annoncé mercredi une trêve de quatre jours dans son conflit avec l'Afghanistan, coïncidant avec les célébrations de l'Aïd el-Fitr. Modalités mises en place à l'initiative de pays islamiques amis tels que l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, cette pause entrera en vigueur jeudi à minuit (mercredi soir à Paris) et se poursuivra jusqu'à lundi soir.
Attaullah Tarar, le ministre de l'Information pakistanais, a déclaré que cette décision constitue un « geste de bonne volonté par respect des normes islamiques ». Toutefois, il a également averti que « si une attaque se produit durant cette période, la riposte militaire sera immédiate et plus intense ».
Cet arrêt des hostilités survient quelques jours après une frappe pakistanaise tragiquement meurtrière à Kaboul, ayant causé près de 400 victimes dans un hôpital pour toxicomanes. Cette attaque, décrite comme la plus dévastatrice depuis le début des tensions entre les deux pays, a relancé les accusations mutuelles. Le Pakistan reproche aux talibans afghans d'abriter des militants du mouvement taliban pakistanais, responsables de plusieurs attaques meurtrières sur son sol, une allégation que le gouvernement afghan rejette vigoureusement.
Face à cette situation tendue, des experts en relations internationales estiment que cette trêve pourrait être un pas vers une désescalade, mais soulignent que sa fragilité ne doit pas être sous-estimée. France 24 a rapporté que des observateurs doutent de l'efficacité de cette trêve, tant que des résolutions durables ne sont pas trouvées.







