Deux jeunes hommes, âgés de 20 et 22 ans, ont comparu devant un juge le dimanche 15 mars 2026, accusés d'envisager un attentat terroriste sur le sol français, avec l'objectif de devenir martyrs.
Un étudiant en ingénierie de 22 ans, accompagné de son frère de 20 ans, sans emploi, a été présenté à un juge dans le cadre d'une enquête sur un projet terroriste qualifié de « mortifère et antisémite », selon une annonce du parquet national antiterroriste (Pnat). Pendant leur garde à vue, ils auraient confessé avoir « envisagé, face à l'impossibilité de rejoindre le djihad là-bas, un projet de violence ici pour atteindre un statut de martyr », a expliqué le Pnat.
Une information judiciaire a été initiée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, ainsi que pour possession d'armes. Le parquet a requis leur mise en examen et une détention provisoire. Les frères, nommés Elyasse et Moad H., de nationalités italienne et marocaine, avaient été interpelés mardi dernier à l'aube, près de la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais). Les policiers ont trouvé une arme semi-automatique chargée, une bouteille d'acide chlorhydrique, de l'aluminium p our la fabrication d'explosifs, et un drapeau de l'État islamique (EI).
Ils avaient fait allégeance à l’État islamique
Originaires d'Italie, ils sont arrivés en France avec leurs parents en 2017 et ont consulté « une vaste quantité de propagande djihadiste depuis plusieurs mois », a révélé le parquet. « L'analyse de leurs supports numériques et les témoignages de leur famille montrent une radicalisation croissante ces deux dernières années, avec une intensification de leur engagement djihadiste juste avant leur arrestation », a ajouté le Pnat.
Une vidéo d'allégeance à l'État islamique, tournée par Moad H. le 7 mars, a également été retrouvée et prouve des échanges fréquents avec des personnes radicalisées, déjà arrêtées pour des activités terroristes, selon les informations du parquet. D'autres images montrent les deux frères s'armant d'armes à feu ou exhibant des couteaux devant le drapeau de l'État islamique.
Les autorités ont constaté qu'ils recherchaient activement des armes à feu à travers des messageries cryptées, indiquant une imminence d'un passage à l'acte violent, ce qui renforce la sensibilité de cette situation, rapportent des sources de sécurité nationale.







