Deux frères âgés de 20 et 22 ans, appréhendés près de la prison de Longuenesse, ont confessé leur intention de commettre un attentat en France. Le parquet national antiterroriste évoque un projet “mortifère et antisémite”.
Interpelés au petit matin du 10 mars à proximité du centre pénitentiaire de Longuenesse, ces deux jeunes hommes sont désormais en quête de leur mise en examen, selon divers médias, dont TF1 Info. Le parquet national antiterroriste a lancé une enquête pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle” ainsi que pour “acquisition et port d’arme”, sollicitant leur placement en détention provisoire.
Les frères, l'un étudiant en ingénierie et l'autre sans emploi, sont de nationalité italienne et marocaine. Ils ont été interceptés dans un véhicule stationné près de la prison. Les enquêteurs ont mis la main sur une arme semi-automatique chargée, une bouteille d’acide chlorhydrique et un drapeau de l'organisation État islamique.
Un projet “mortifère et antisémite”
En garde à vue, les deux suspects ont avoué avoir élaboré, ces dernières semaines, un projet terroriste en France, motivés par l’impossibilité de rejoindre des zones de conflit au Moyen-Orient. Ils ont aspiré au martyr, selon les déclarations du Pnat rapportées par TF1 Info, qui qualifie leur projet de “mortifère et antisémite”.
Les analyses montrent que les frères, qui auraient connu une radicalisation progressive depuis deux ans, avaient manifestement cherché récemment des “armes de poing ou de fusils d'assaut” sur des plateformes de messagerie cryptées, indiquant une imminence d'un recours à la violence. Jean-Michel Fauvergue, ancien patron de la police antiterroriste, a souligné l'importance de ce genre d'alertes en raison des dangers qu'elles représentent pour la sécurité publique.







