Le Président Emmanuel Macron a récemment dialogué avec le Premier ministre irakien pour solliciter un renforcement des mesures de sécurité pour les forces françaises stationnées en Irak. Dans la nuit du 12 au 13 mars, une attaque par drone dans la région du Kurdistan irakien a causé la mort tragique de l'adjudant-chef Arnaud Frion et a blessé six autres militaires. Tous ces soldats ont été rapatriés en France, y compris les restes de leur camarade.
Les blessés sont pris en charge à l'hôpital militaire de Percy, situé à Clamart, au sud-ouest de Paris. Parmi eux, trois soldats sont dans un état critique. Ils ont été transportés depuis la base franco-kurde de Mala Qara jusqu'à l'aéroport de Villacoublay à bord d'un avion médicalisé afin de recevoir des soins d'urgence adaptés.
"Dès que le blessé entre dans l'avion, il bénéficie du même niveau de sécurité que s'il se trouvait dans une structure hospitalière sur le sol français," précise le Dr Patrick Clervoy, médecin militaire. Il souligne que les blessés gravement touchés sont placés sous coma artificiel, tandis que des soins psychologiques sont offerts aux soldats moins gravement blessés.
Selon les informations rapportées par Franceinfo, la dépouille de l'adjudant-chef Arnaud Frion a également été rapatriée en France. Au sein de la commune de Varces-Allières-et-Risset, où se trouve le bataillon d'Arnaud, les habitants sont en deuil. Ils se souviennent d'un soldat exemplaire, engagé et apprécié de tous.
Un hommage national pour l'adjudant-chef Arnaud Frion ?
Une habitante de la région s'est exprimée : "C'est un jeune d'ici, c'est incroyable ! Je suis sous le choc, cela fait vraiment de la peine." Un autre voisin a déclaré : "Lorsque l'on vit dans une zone militaire comme la nôtre, cela impacte forcément la communauté, surtout avec une brigade d'intervention en opération sur différents théâtres d'action." Un hommage national est encore en discussion, mais une cérémonie en mémoire de l'adjudant-chef Frion est prévue la semaine prochaine à Roye, la ville de son enfance.







