Depuis jeudi, la justice allemande se penche sur le cas de huit adolescents, dont certains sont mineurs, accusés d'appartenir à un groupement d'ultra-droite, dénommé « La dernière Vague de Défense ». Leur procès se déroule à Hambourg, où ils sont inculpés de tentative de meurtre et d'appartenance à une organisation terroriste.
Ces jeunes sont soupçonnés d'avoir orchestré plusieurs attaques violentes ciblant des réfugiés et des militants de gauche. En octobre 2024, ils auraient incendié un centre culturel à Altdöbern, en Brandebourg, et selon le parquet, c’est « uniquement par chance » qu'aucun dommage corporel n'a été déploré. En janvier 2025, ils auraient également tiré des feux d'artifice sur un foyer de réfugiés à Schmölln et y auraient tracé des symboles nazis. Ils sont en outre accusés d'avoir agressé des individus qu'ils désignaient comme « pédophiles ».
L'accusation décrit ce groupe comme aspirant à « l'effondrement du système démocratique par des actes de violence, principalement dirigés contre des migrants et des opposants politiques ». Les membres se présentent comme « la dernière ligne de défense de la nation allemande ». La majorité des suspects a été arrêtée lors de perquisitions menées en mai 2025, alors qu'ils avaient entre 14 et 21 ans, soulevant des inquiétudes sur la radicalisation des jeunes en Allemagne, souvent exacerbée par l'influence des réseaux sociaux.
Une porte-parole du tribunal a signalé que la lecture de l'acte d'accusation a eu lieu en public, mais les prochaines audiences pourraient être tenues à huis clos en raison de l'âge des accusés. Ce procès exceptionnel devrait se poursuivre jusqu'en mai, selon les autorités judiciaires.







