Dans un contexte chargé d'émotions, Euronews a fait face à un tollé général après avoir publié une nécrologie sur Ali Khamenei, retirée depuis de son site. L'article mettait en lumière la passion d'Ali Khamenei pour la poésie et sa pratique de la cornemuse, des aspects de sa vie personnelle qui ont été perçus par de nombreux lecteurs comme une tentative d'adoucir l'image d'un homme dont le règne a causé la mort de milliers d'Iraniens.
La question se pose : peut-on réellement dépeindre un dirigeant ayant ordonné des répressions sanglantes sous un jour favorable ? Sur X, un député Horizons, Jérémie Patrier-Leitus, a réagi avec ironie : « Je ne savais pas qu’Euronews était devenue la télévision d'État iranienne ». Ce sentiment a été partagé par de nombreux autres, dont la journaliste Emmanuelle Ducros qui s'est moquée, « Le Khamenei intime... petit ange parti trop tôt ».
Les critiques continuent de fuser, le journaliste Jean Quatremer notant les similitudes avec des portraits valorisants d'autres figures controversées comme celle de Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah. L’ancien ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, a aussi interpellé Euronews sur les principes de sa « charte déontologique », suggérant qu'un tel article ignorait les graves accusations qui pèsent sur Khamenei pour avoir dirigé des politiques de terreur.
Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran depuis 1989, est décédé à 86 ans ce week-end à la suite de frappes israéliennes et américaines. Sa mort a été annoncée pour la première fois par Donald Trump et confirmée par les médias iraniens. Au lendemain de ces événements, le retrait de l’article soulève des interrogations sur la manière dont les médias traitent les figures politiques controversées.







