Dans un tournant inattendu, le Premier ministre canadien Mark Carney a affirmé le week-end dernier que son pays ne règlera pas un milliard de dollars pour obtenir un siège au Conseil de paix récemment proposé par le président américain Donald Trump pour Gaza. Cette déclaration a été faite après l'invitation faite par Trump lui-même à plusieurs nations, y compris le Canada, à rejoindre cette initiative de paix.
D'après un document révélé par des médias comme Reuters et le New York Times, un montant de 1 milliard de dollars serait requis pour chaque État désirant obtenir un siège permanent au sein du Conseil. La charte stipule que le mandat des membres serait de trois ans, mais pourrait être prolongé pour ceux qui acceptent de verser cette somme colossal en espèces.
Trump prédit que ce Conseil, qu'il envisage comme le "plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé", serait chargé de superviser la reconstruction de Gaza, qui a subi de graves destructions durant deux ans de conflit. Le responsable américain a d'ailleurs ouvertement proclamé que ce projet représenterait une occasion unique pour les nations d'agir pour la paix.
Un Conseil de paix controversé
Le projet de charte, qui ne mentionne cependant pas spécifiquement Gaza dans ses objectifs, ambitionne de garantir une paix durable dans les zones affectées par les conflits. Cela soulève des interrogations sur la véritable portée et les intentions sous-jacentes de cette initiative, suscitant déjà des critiques parmi les politiciens et analystes du monde entier.
En réponse à l'invitation, des dirigeants de plusieurs pays, qu'il s'agisse de l'Albanie, de l'Argentine ou même de la Roumanie, se retrouvent face à une décision délicate et controversée. Mark Carney a souligné que le Canada ne cédera pas à cette demande, bien qu'un conseiller de son gouvernement ait laissé entendre qu'il pourrait y avoir un intérêt à participer.
Les tensions autour de la question de Gaza restent élevées, et la création de ce Conseil de paix pourrait avoir des répercussions sur la dynamique du conflit et la perception de la communauté internationale. Comme l'a rapporté Le Parisien, l'inquiétude des médias américains réside dans la formulation vague du projet, qui pourrait donner au conseil un rôle plus vaste qu'initialement prévu.
En parallèle, deux nouveaux organismes, dont un comité technocratique censé administrer Gaza, ont été mis en place après un fragile cessez-le-feu supervisé par les États-Unis. Ces développements soulèvent encore plus de questions sur l'avenir de cette région déjà vouée à une complexité historique.







