Une dispute autour d'une dette de 500 euros a abouti à une agression violente, entraînant l'interpellation de trois hommes, âgés de 21 à 33 ans, dans un appartement à Évry-Courcouronnes, moins de 24 heures après les faits survenus à Corbeil-Essonnes.
Les événements se sont déroulés vers 21 heures sur la rue Féray, où le gérant d'un kebab a alerté les secours après qu'un individu d'origine turque de 27 ans a été poignardé. Le jeune homme, souffrant de deux blessures à la poitrine, dont une perforation du poumon gauche, a été rapidement pris en charge par les équipes médicales et transporté à l'hôpital du Plessis-Robinson.
Une fois rétabli, il a confié aux enquêteurs qu'il ne connaissait pas directement son agresseur, mais a laissé entendre que l'attaque découle d'une dette importante envers un membre de sa communauté. « Les tensions autour de l'argent peuvent parfois dégénérer rapidement », explique un criminologue interrogé par Le Parisien.
Les suspects localisés grâce aux témoignages
Les policiers, en interrogeant les témoins sur place, ont découvert que l'agresseur a porté deux coups de couteau. Après cela, cinq complices seraient intervenus pour le secourir, laissant le jeune homme dans un état critique. Les suspects, tous originaires de Corbeil, ont été identifiés par la Brigade anticriminalité (BAC) grâce à des informations recueillies dans le quartier.
Vers 14 h 30 le dimanche, les forces de l'ordre ont frappé à la porte de l'appartement situé au 64, rue de l'Essonne, où les suspects se cachaient. Bien que le couteau utilisé dans l'agression n'ait pas été retrouvé sur place, des indications ont permis de le localiser à proximité du boulevard Crêté, où il a été récupéré.
Les trois hommes, également d'origine turque et inconnus des services de police, ont été placés en garde à vue pour tentative d'assassinat. Le parquet d'Évry devra décider dans les 48 heures qui suivent de l'issue de cette affaire, qui pose une nouvelle fois la question de la violence dans les quartiers.
« Cette violence est souvent alimentée par des conflits internes qui peuvent sembler futiles à l'extérieur, mais qui prennent des proportions inquiétantes », conclut un sociologue. Le drame s'inscrit dans un climat inquiétant de violence à Corbeil-Essonnes et dans ses environs, comme l'ont rapporté plusieurs médias.







