En Belgique, la menace du djihadisme prend une nouvelle dimension avec l’implication croissante de mineurs, dont un garçon de seulement 12 ans. Cette information, révélée dans le rapport annuel de la Sûreté de l’État, illustre une tendance alarmante observée en 2025.
Sur les années précédentes, les services de renseignement avaient déjà mis en lumière le rajeunissement des profils liés à l'extrémisme islamiste, mais cette nouvelle percée soulève des préoccupations encore plus sérieuses. La cheffe de la Sûreté de l’État, Francisca Bostyn, affirme qu’un tiers des suspects engagés dans des projets d’actes violents en 2025 étaient mineurs, renforçant ainsi l'urgence d'une stratégie préventive.
Ce phénomène intervient alors que la Belgique se prépare à commémorer le dixième anniversaire des attentats de Bruxelles, une tragédie qui a coûté la vie à 32 personnes. Selon le rapport, environ 80 % des dossiers liés au terrorisme en Belgique concernent des actes d’inspiration salafiste djihadiste. Beaucoup des jeunes ciblés, cependant, n’avaient pas des projets concrets ou réalisables.
En effet, une majorité d'entre eux avait des intentions peu avancées et souvent peu sophistiquées. Les experts soulignent que les actions d’aujourd’hui sont plus probables d’être isolées ou menées par de petits groupes, souvent influencés par des interactions en ligne. “Nous redoutons désormais des actions sporadiques, qui ne s’inscrivent pas dans le schéma d’attaques organisées que nous avions connus jadis”, déclare Bostyn.
La situation nécessite une vigilance accrue. L'implication du parquet de la jeunesse devient essentielle pour adresser ces cas avant qu'ils ne se transforment en menaces imminentes. Les parents et éducateurs doivent également être impliqués dans l’éducation à la paix et à la prévention de la radicalisation. Ce sujet préoccupe les milieux éducatifs et sociaux en France, qui voient là un écho direct aux défis auxquels ils font face, alors que des initiatives sont mises sur pied pour lutter contre l’extrémisme chez les jeunes.
Alors que les services de renseignement intensifient leur vigilance, le besoin de dialogue et de prévention devient plus crucial. La Belgique doit naviguer avec précaution afin de protéger ses jeunes tout en combattant les idéologies extrémistes qui les ciblent.







