À partir de la mi-avril, le nouvel abattoir du Faou accueillera ses premiers animaux, remplaçant ainsi une installation vieillotte construite dans les années 60. Cette inauguration constitue un réel soulagement pour les agriculteurs de la région, notamment ceux qui ont eu la chance de visiter le site en janvier 2026.
Une installation moderne de 3 000 m². En pleine phase de finition, cet abattoir représente un investissement de 14,5 millions d'euros et est conçu pour répondre aux besoins spécifiques des producteurs locaux. Chaque année, il sera capable de traiter jusqu'à 5 100 tonnes de carcasses provenant de diverses spéculations, allant des vaches aux moutons.
Un outil pour manger local
Yannick Raoul, éleveur de vaches limousines à Crozon, se réjouit de cette initiative. "Cela va vraiment m'aider à éviter de parcourir des kilomètres. C'était essentiel de conserver un abattoir local," exprime-t-il en constatant les nouvelles installations, qui doublent la taille de l'ancien bâtiment. Raoul amène traditionnellement une trentaine de bêtes par an pour y être abattues.
Cette nouvelle structure accueillera également des moutons et des porcs, et a pour ambition de proposer des abattages adaptés aux rituels, répondant ainsi à une demande croissante. "C'est un outil important qui favorise la consommation locale," affirme Mickaël Kernéis, président du syndicat mixte de l'abattoir. "L'ancien site était devenu obsolète. Ce nouveau bâtiment doit nous servir pour les trois prochaines décennies et bien au-delà."
Engagement financier et bien-être des employés
Financé en partie par 21 communautés de communes, ce projet a également bénéficié d'une aide financière de la Coopérative des professionnels artisans du bois, basée à Lothey, qui a contribué à hauteur de 77 000 euros. Cette répartition des ressources a été unanimement saluée par les agriculteurs, comme l'indique Emmanuelle Le Diouris, chargée de l'animation territoriale à la Chambre d'Agriculture.
Près de 17 personnes seront employées au sein de ce nouvel abattoir, et Mickaël Kernéis s'exprime sur l'importance du bien-être au travail : "Alors qu'on parle souvent du bien-être animal, il est tout aussi crucial de penser à celui des salariés. Cet abattoir modernisé va les soulager dans leur travail quotidien."
Ce projet incarne donc un pari audacieux pour revitaliser l'agriculture locale et apporter des solutions durables, s'inscrivant pleinement dans une démarche de consommation responsable et locale, essentielle pour l'avenir des éleveurs. L'initiative a d'ores et déjà suscité l'intérêt de plusieurs médias locaux, mettant en lumière l'importance de tels outils pour le développement rural en Bretagne.







