La Maison Blanche a défendu vigoureusement le tir mortel d'un agent de l'immigration sur une femme de 37 ans à Minneapolis, une action qui a suscité des manifestations massives et vigoureuses ce jeudi. Des milliers de manifestants, allant de responsables régionaux à des citoyens ordinaires, ont exprimé leur indignation à l'égard de l'incident, contestent la version officielle de la légitime défense.
Le vice-président JD Vance a condamné les critiques, affirmant que l'agent avait agi dans un souci de protection pour sa sécurité et celle de ses collègues alors que la victime tentait de les frapper avec son véhicule. Ce récit est cependant farouchement critiqué par l'opposition démocrate local, qui considère ces déclarations comme de la "propagande". Des vidéos authentiques circulant sur les réseaux sociaux montrent une situation différente, plongeant l'État et ses habitants dans un débat houleux sur la violence policière.
Des rassemblements pacifiques ont également eu lieu en mémoire de la victime, Renee Nicole Good, avec des centaines de personnes rendant hommage sous un arbre où fut improvisé un mémorial. Les fleurs et bougies témoignent de la douleur d'une communauté encore affectée par des incidents tristement célèbres comme celui de George Floyd, tué par la police en 2020.
« La haine ne nous rend pas grands », pouvait-on lire sur une affiche à côté du mémorial de Renee. Des témoignages de citoyens américains d'origine éthiopienne comme Abdinasir Abdullahi font état d'un climat de peur omniprésent, où des membres de la communauté ressentent la nécessité de porter leur passeport pour éviter des confrontations avec la police de l'immigration.
Pour soutenir la famille de Renee, une cagnotte a été mise en place, amassant près de 840.000 dollars. Dans le même temps, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a attribué cet incident à un "mouvement de gauche dangereux" aux États-Unis, nécessitant une défense résolue des agents de la loi.
Le maire Jacob Frey a qualifié la version officielle d'"absurde", soutenu par des élus locaux qui soulignent l'urgence d'une réforme des pratiques policières. L'enquête est actuellement dirigée par le FBI, mais elle arrive dans un climat tendu, où la confiance envers les forces de l'ordre s'effrite jour après jour, alimentée par des récits résurgents d'agressions policières contre des citoyens innocents.
Il est crucial de suivre ces événements de près, car ils révèlent les fractures sociétales qui continuent de prévaloir aux États-Unis et interroge sur le rôle de l'État dans la protection de ses citoyens.







