Delcy Rodriguez a été propulsée à la tête du Venezuela après l'enlèvement spectaculaire de Nicolás Maduro par l'armée américaine. Au cours de son premier discours, elle a fermement déclaré : « Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela. » En réponse aux récentes déclarations de Donald Trump, qui avait affirmé que les États-Unis étaient désormais aux commandes, Rodriguez a insisté sur le fait que le gouvernement vénézuélien s'était toujours autogéré.
« Le peuple vénézuélien se tient ferme, mobilisé pour défendre notre patrie », a-t-elle ajouté lors d’une allocution télévisée, trois jours après l’intervention militaire américaine qui a causé la mort de 55 membres des forces vénézuéliennes. Une crise humanitaire et politique semble se dessiner alors que le pays fait face à une instabilité accrue.
Un intérim controversé
Le mandat intérimaire de Rodriguez est limité à trois mois, renouvelable d'un trimestre. Cette situation place le pays dans une situation délicate, en attendant la déclaration officielle de la vacance de Maduro, qui déclencherait un cycle électoral. Le Parlement, où Rodrigues a prêté serment, est sous forte pression pour prendre des décisions rapides.
Dans le paysage politique vénézuélien, María Corina Machado, une figure de l'opposition et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, se positionne comme une alternative potentielle. Bien qu’avertie par Trump, elle prévoit de retourner « le plus vite possible » au Venezuela pour prendre part à cette nouvelle phase politique.
Les conséquences de l'intervention américaine
Le procureur général vénézuélien a annoncé plusieurs dizaines de victimes parmi les forces militaires lors de l'intervention, de même que des pertes humaines en dehors des militaires. Ce contexte de violence a suscité l'inquiétude de l'ONU, qui a qualifié cette opération de viol du droit international.
Concernant les ressources pétrolières du Venezuela, Trump n'a pas caché son intérêt, ce qui soulève des questions sur les véritables motivations derrière cette opération. Selon l’analyste politique Marino de Alba, la cohésion au sein du chavisme est essentielle pour maintenir le pouvoir. « L'objectif principal est de gagner du temps tout en naviguant dans la pression internationale », a-t-il déclaré à France24.
Delcy Rodriguez, maintenant aux commandes, devra naviguer dans un environnement tumultueux, tout en préservant l'unité de l'exécutif face aux risques de division interne.







