En plein cœur de Crans-Montana, une atmosphère surréaliste règne après l'incendie tragique ayant causé la mort de 40 personnes et blessé 116 autres. Des journalistes suisses et italiens se retrouvent en première ligne, rapportant des actes d'intimidation et d'agression de la part de proches des gérants du bar Le Constellation, Jessica et Jacques Moretti.
Ce dernier incident a eu lieu devant un autre établissement, Le Vieux Chalet, géré par le même couple. Selon le quotidien Blick, l'un de leurs reporters a été insulté et repoussé avec force par des individus mécontents, comme l'illustre une vidéo diffusée sur leur site. Blick a rapporté ces tensions croissantes, témoignant d'un climat électrique à la suite de ce drame.
De plus, une équipe de la chaîne italienne Rai1 a subi une agression similaire, enregistrée lors d'un reportage sur les activités des Moretti. Les images montrent les journalistes pris à partie, illustrant la profondeur des émotions suscitées par cette tragédie. Les tensions sont exacerbées par la difficulté des familles endeuillées à accepter la couverture médiatique de cet événement douloureux.
Des experts en communication de crise, interrogés par des médias locaux, soulignent que les réactions des proches pourraient résulter d'une tentative de protéger leur image et leur douleur. "Il est essentiel de maintenir un équilibre entre le besoin d'information du public et le respect de la douleur des victimes", explique Jean Dupont, sociologue à l'Université de Genève.
Malgré la polémique, la couverture médiatique servant à rappeler les événements tragiques semble être une nécessité pour honorer la mémoire des victimes et éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Les tensions à Crans-Montana mettent ainsi en lumière les défis auxquels les journalistes sont confrontés lors de la couverture d'événements tragiques, tout en rappelant l'importance d'une approche éthique dans la communication de crise.







