Peu après minuit, Kiev a tremblé sous une série d'explosions, provoquées par une alerte de l'armée de l'air ukrainienne concernant l'apparition de missiles balistiques dans l'espace aérien. Cette offensive choquante survient juste après la visite de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui était à Kiev pour renforcer le partenariat de défense entre l'Union européenne et l'Ukraine.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a partagé les informations via les réseaux sociaux, confirmant que des débris de missiles étaient tombés sur des bâtiments non résidentiels dans le quartier de Sviatochynskyi et de Darnytskyi. Un journaliste de l'AFP a rapporté avoir aperçu des flashs lumineux précédant les détonations, renforçant le sentiment d'insécurité dans la capitale.
Dans le même temps, la ville de Kharkiv, au nord-est, fait face à des attaques de drones russes, comme l'a signalé son maire, Igor Terekhov. Trois districts de la ville ont été frappés, témoignant d'une intensification des hostilités dans la région.
Depuis juin, Kiev a été régulièrement la cible des frappes russes, et les missiles balistiques, difficiles à intercepter, continuent d'inquiéter les habitants. L'arsenal de défenses semble en deçà des besoins, notamment en ce qui concerne les missiles PAC-3 pour les systèmes Patriot, rendant le ciel de Kiev plus vulnérable.
Dans un tournant potentiel pour la situation, le président américain, Donald Trump, a révélé son projet de permettre à l'Ukraine de fabriquer des missiles pour ses systèmes de défense Patriot. Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a précisé que cette production pourrait démarrer d’ici fin 2026, marquant une étape significative dans la lutte contre l'escalade des frappes russes.
La communauté internationale observe avec attention ces développements, soulignant le besoin pressant d'une solidarité renforcée avec l'Ukraine face à la menace persistante.







