Jérôme Barella, identifié comme le principal suspect dans le drame tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans morte dans le Gers, a été entendu ce mercredi 15 juillet par un juge d'instruction à Agen. Ce dernier a décidé de le mettre en examen pour viol et meurtre, ajoutant une nouvelle dimension à cette affaire déjà complexe.
Ce jour-là, Jérôme Barella a été sorti de sa cellule pour être interrogé pour la première fois par un juge depuis la découverte du corps de Lyhanna. Le parquet a, ce mercredi, statué sur une nouvelle mise en examen pour des faits tragiques concernant la jeune fille.
Âgé de 41 ans, cet intérimaire avait été arrêté le lendemain de la mystérieuse disparition de Lyhanna fin mai. Initialement mis en examen pour enlèvement et séquestration, son statut a évolué après l'autopsie du corps, dont les résultats ont été rendus publics le 24 juin. Le procureur d'Agen a alors requis la qualification de meurtre et de viol sur mineure.
Perquisition à son domicile
L'enquête a été déclenchée le vendredi 29 mai, lorsque les parents de Lyhanna ont signalé sa disparition. Le dernier témoignage douteux faisait état de la fille entrant dans le véhicule de Jérôme Barella. Un important dispositif de recherche a été mobilisé, et le corps de l'enfant a été retrouvé dans un silo désaffecté le 4 juin.
Il convient de noter que Jérôme Barella avait déjà été cité dans des plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025. Les enquêteurs l'ont arrêté le 30 mai et l’ont interrogé le 1er juin; cependant, il est resté muet durant l’interrogatoire. Une perquisition de son domicile a été effectuée le 6 juillet, orchestrée par la section de recherche de Toulouse.
Cette affaire tragique a également mis en lumière des dysfonctionnements significatifs au sein des institutions, notamment dans la gestion d'une plainte déposée en août 2025 par la mère d’une autre jeune fille de 11 ans, qui accusait le même Jérôme Barella de viols répétés. Un pré-rapport d'une mission d'inspection, dévoilé le 22 juin, a révélé des « défaillances de suivi, de coordination et de pilotage » dans l'enquête, soulignant des lacunes préoccupantes dans le traitement de ces affaires délicates.







