En décembre 2024, une femme du Nord aurait été agressée à son domicile par un technicien chargé de l’installation de la fibre. Plus d'un an après, bien que le suspect ait été identifié, aucune avancée tangible n'a été enregistrée.
Un an et demi de silence et d'angoisse. Cette victime de viol, résidant dans le Nord, attend désespérément que son agresseur soit appréhendé, comme l'a rapporté France 3 Hauts-de-France. Son avocate se trouve dans la même impasse.
Le 2 décembre 2024, la quadragénaire aurait été violée par un technicien de Bouygues lors d'une intervention à son domicile. « J’étais paralysée. Je souhaitais qu’il parte ou que je disparaisse, » se remémore-t-elle avec émotion. « Il a anéanti ma vie. » Dès qu’elle a pu, elle a déposé plainte au commissariat de Douai.
« Je voudrais juste qu’il soit arrêté »
Sur place, elle aurait été confrontée à des questions culpabilisantes de la part d'une agent, qui lui aurait demandé si elle avait incité l’agresseur. Désemparée, elle a finalement décidé de porter plainte ailleurs. Le lendemain, elle a pu identifier formellement son agresseur sur une planche photographique, et les résultats d'un examen médico-légal ont corroboré ses dires.
Malgré ces avancées, l'enquête semble stagner. Elle et son avocate n'ont reçu aucune information depuis. Selon l’avocate, avec les éléments en main, le suspect aurait dû être arrêté bien plus tôt. « Je veux simplement qu'il soit arrêté, […] qu'il se passe enfin quelque chose, » exprime la victime, entre espoir et désespoir.
Des délais « dans la norme » selon le parquet
Deux courriers ont été expédiés à l'automne 2025, mais les réponses obtenues étaient très standardisées et peu engageantes. En réponse aux préoccupations de la victime, le procureur de Douai a assuré qu'une enquête « très complète » était en cours, ajoutant que les délais sont « dans la norme » pour ce type d'affaires. Pourtant, cela ne fait qu'accroître l'impatience et l'inquiétude de ceux qui attendent justice.







