S'il rentre au Brésil, Eduardo Bolsonaro pourrait se retrouver derrière les barreaux. Ce fils de l'ancien président Jair Bolsonaro a été condamné par contumace à quatre ans de prison pour avoir exercé un lobbying auprès des États-Unis dans l'espoir d'obtenir une aide pour son père, actuellement en disgrâce après une condamnation pour tentative de coup d'État.
Âgé de 41 ans et ancien député, Eduardo Bolsonaro, résidant désormais aux États-Unis, a été accusé d'entrave à la justice brésilienne pour avoir sollicité des sanctions américaines contre son pays. Cette manœuvre controversée avait pour objectif d'influencer le procès de son père devant la Cour suprême.
Un lobbying perçu comme une trahison
Quatre juges de la Cour suprême ont ainsi conclu que le fils de l'ex-président avait « menacé les autorités judiciaires » en promettant des sanctions américaines si le procès ne se déroulait pas comme son père l'espérait. Le juge Alexandre de Moraes a souligné qu'il est inacceptable pour un politicien brésilien de chercher à nuire à son propre pays par un lobbying à l'étranger.
Eduardo Bolsonaro, dont le mandat de député avait été annulé pour trop d'absences, sera inéligible aux fonctions publiques pendant huit ans après sa peine. Il a qualifié cette condamnation d'instrumentalisation politique pour l'écarter des prochaines élections sénatoriales.
Relations tumultueuses entre Trump et Lula
Dans un premier temps, ses efforts avaient conduit à une surtaxe de 40 % sur les exportations brésiliennes vers les États-Unis, infligeant un coup dur à l'économie du pays. Toutefois, cette surtaxe a été largement levée peu après, principalement pour des raisons inflationnistes aux États-Unis, témoignant d'un changement dans les relations entre Washington et Brasilia.
Cette manœuvre diplomatique a également coïncidé avec un réchauffement des relations entre les deux pays, après une rencontre entre Donald Trump et le président Lula, marquant une période de tensions fluctuantes. Les sanctions contre le magistrat brésilien Alexandre de Moraes ont été levées, ce qui a exacerbé les tensions entre les gouvernements brésilien et américain.
La condamnation d’Eduardo Bolsonaro survient dans un environnement politique de recommencement d’hostilités, souvent amplifiées par les manœuvres des fils de l'ancien président, dont le sénateur Flavio Bolsonaro, rival politique de Lula.







