Les compagnies aériennes ont tenté de faire plier l'Union européenne pour assouplir les règles en cas de retard de vol, mais leurs efforts ont échoué. L'UE a décidé de donner la priorité à la protection des passagers. Après de longues discussions à Bruxelles, de nouvelles mesures ont été adoptées.
Le 15 juin, des représentants du Parlement européen ont validé un accord conclu entre États membres le 12 juin, qui sera soumis au vote en juillet pour entrer en vigueur.
"Je suis fier de cet accord historique qui renforce les droits des passagers aériens dans l’UE après 13 ans de négociations", a déclaré Alexis Vafeades, ministre des Transports de Chypre.
Les nouvelles règles maintiennent l'indemnisation de 250 à 600 euros pour les retards dépassant trois heures, en fonction de la distance, comme le stipule un règlement de 2004.
Bien que les compagnies aient plaidé contre cette régulation qu'elles jugent contraignante, le Parlement européen a pris une position ferme. Selon elles, cette règle les incite à annuler des vols pour éviter une cascade d'indemnisations, comme l'a souligné l'association Airlines for Europe : "Les passagers seront les grands perdants".
La défense des droits des passagers
Les indemnisations représentent un coût de 8 milliards d'euros chaque année pour l'industrie, un point qui a été soulevé par Willie Walsh, directeur général de l'IATA, lors de son assemblée générale à Rio de Janeiro. Il a critiqué les élus : "Ce débat a été pris en otage par des postures populistes".
Malgré ces préoccupations, l'accord couvre des enjeux cruciaux pour les passagers. À l'avenir, les parents qui souhaitent voyager avec leurs enfants mineurs n'auront plus à payer pour être assis à leurs côtés. Un eurodéputé bulgare, Andrey Novakov, a affirmé : "Je suis fier que ce droit soit désormais garanti".
De plus, l'UE prévoit d'accorder une protection accrue pour les mineurs non accompagnés, les femmes enceintes et les personnes à mobilité réduite, afin d'assurer que ces passagers soient traités avec soin en cas de retard.
Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a salué ces avancées. Son directeur général, Agustin Reyna, a exprimé : "Nous avons évité le pire et le Parlement mérite d'être reconnu pour sa défense des droits des passagers".







