Jérôme Debeauvais a plaidé coupable pour le meurtre de sa compagne, de leur fils Éliam et de sa belle-sœur, à Amiens en avril 2022. Lors de la première journée de son procès aux Assises de la Somme, il a partagé une bouleversante déclaration sur son fils, exprimant sa profonde douleur.
Face à la Cour, cet homme de 52 ans a décrit son fils comme son "petit Dieu", en dévoilant un aperçu de son état émotionnel. Alors qu'il a d'abord semblé désengagé, ses souvenirs d'Éliam, âgé de seulement 3 ans, ont déclenché des larmes. "Mon fils était exceptionnel et tout pour moi", a-t-il déclaré avec une voix tremblante.
Malgré le poids des accusations, il a qualifié ses actions d'"lynchage collectif". Toutefois, il a fermement nié avoir violé les deux femmes, âgées de 26 et 25 ans. Tout en décrivant les événements tragiques qui se sont produits dans son appartement, Debeauvais a révélé avoir cherché à protéger son fils, tentant de lui cacher le décès de sa mère.
Le témoignage de l'accusé a fait ressurgir des souvenirs désolants de la nuit où il a étouffé son fils avec un oreiller, déclarant qu'il ne trouvait pas d'autres alternatives face à son mal-être persistant. "Mon mal-être grandissait depuis des mois, et je voulais mourir, mais je ne voulais pas laisser mon fils", a-t-il déclaré.
L’audience a également mis en lumière des communications troublantes : des SMS émis à partir des numéros d'Amélia et de Jennifer ont été interprétés comme une manière de masquer les meurtres. Des amies et collègues ont décrit les deux jeunes femmes comme joyeuses et fiables, soulignant la rupture de leur comportement habituel, illustrée par des messages inexpliqués, qui ont mis la communauté en alerte.
Alors que les preuves photographiques des corps des victimes ont été projetées à la Cour, plusieurs proches des victimes ont plongé dans le désespoir. Debeauvais, à ce moment-là, a répondu qu'"ces images vont me tourner dans la tête toute la nuit", montrant un mélange de désespoir et de détachement face à l'horreur de ses actes.
Alors que le procès se poursuit, les psychologues et analystes judiciaires redoutent que ce drame ne laisse des cicatrices indélébiles non seulement sur les proches des victimes, mais également sur toute la communauté d'Amiens. La nécessité de comprendre ce chagrin et cette tragédie demeure un défi émotionnel et social.







