En 2024, Isabelle Laurens a déposé une plainte à l'encontre du diocèse de Gap (Hautes-Alpes) pour abus de faiblesse, faux, escroquerie et vol. Cette action judiciaire fait suite à un testament controversé révélé après la mort de sa tante, Blanche Laurens, en 2013. Autrefois pressentie héritière de 17 millions d'euros, Isabelle a découvert, à la surprise générale, que sa tante avait désigné l'association diocésaine comme unique légataire.
Un testament contesté
Décédée à 91 ans, Blanche Laurens, qui possédait un patrimoine immobilier considérable, avait initialement prévu de transmettre la totalité de ses biens à sa nièce. Cependant, en juin 2012, seulement sept mois avant sa mort, elle a révisé son testament, laissant ainsi l'intégralité de son héritage au diocèse de Gap, tout en stipulant que la moitié de la somme devait être envoyée au diocèse de Paris. Cette modification a fortement été contestée par la famille, qui argue que la défunte, souffrant déjà d'une démence préfrontale, n'était pas en état de rédiger un tel document.
L'évêque au cœur de la controverse
Au centre des accusations se trouve l'évêque Di Falco, alors en charge du diocèse. Après le legs, des rénovations substantielles ont été réalisées sur divers biens de l'association, y compris la maison personnelle de l'évêque. Dans une déclaration à BFMTV, il a fermement rejeté toute implication dans un acte inapproprié : "Nous avons reçu ce legs de manière tout à fait régulière. Je ne connaissais pas cette personne." Face à cette situation, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Les proches d'Isabelle Laurens espèrent que celle-ci mènera à un procès et à une reconnaissance de l'abus de faiblesse, afin de restaurer l'honneur familial.







