Depuis le 1er septembre 2023, le recul de l’âge légal de la retraite pose des défis pour les parents, notamment les mères. En effet, les majorations de trimestres liées aux enfants ne seront plus aussi avantageuses qu'auparavant. Prenons l'exemple d'une femme née en 1964, ayant eu deux enfants. Avant cette réforme, elle pouvait envisager de partir à la retraite à 62 ans, avec un total de 153 trimestres, grâce à ses enfants qui lui donnaient droit à une majoration de 16 trimestres. Cependant, avec la réforme, elle doit désormais attendre 63 ans, totalisant 171 trimestres au minimum.
En poursuivant son activité jusqu'à 63 ans, cette femme accumulera 173 trimestres. Cela signifie qu'elle aura deux trimestres supplémentaires, mais seulement 14 de ceux-ci seront utiles pour atteindre le taux plein.
Une compensation pour les parents
Pour atténuer l'impact de cette réforme, une surcote parentale a été instaurée. Celle-ci s'applique aux personnes nées à partir de 1964 qui ont acquis au moins un trimestre de majoration pour enfant et qui auront tous leurs trimestres un an avant d'atteindre le nouvel âge légal. Ces individus peuvent bénéficier d'un bonus de 1,25% par trimestre cotisé au-delà de cette date, avec un plafond à 5%.
Pour l'exemple précité, si cette femme comptabilise 173 trimestres à 63 ans, nous devons évaluer sa situation à 62 ans. À cet âge, si elle détient 169 trimestres, elle ne sera pas éligible à la surcote. En revanche, si elle a 172 trimestres, elle recevra une surcote de 1,25%, et avec 175 trimestres, la surcote atteindra 5%.
Un double avantage pour les familles nombreuses
Les parents ayant trois enfants ou plus continuent de bénéficier d'une majoration de 10% sur leur pension de retraite, qui s'ajoute après la surcote parentale. Cela signifie qu'une personne pourrait recevoir les 5% de surcote parentale, puis une majoration de 10% sur le montant total, augmentant ainsi considérablement sa pension. Ces avantages peuvent faire une réelle différence lors du départ à la retraite.







