Il y a trois décennies, en 1996, Olivier Panis écrivait l'histoire du sport automobile en triomphant au Grand Prix de Monaco, devenu légendaire en raison des conditions météorologiques extrêmes. Ce jour-là, seuls trois pilotes, dont le Français, ont franchi la ligne d'arrivée, tandis que la pluie provoquait l'abandon de 18 autres concurrents.
Ce 19 mai, Panis, parti de la 14e position, a réussi un exploit impressionnant au volant de sa Ligier numéro 9, qui arborait un moteur Honda. Près de 22 pilotes sur la grille, dont Michael Schumacher, qui détenait la pole position, ont été pris au piège d'une course chaotique marquée par des accidents et des défaillances mécaniques. Parmi eux, Rubens Barrichello et Damon Hill, pris dans des incidents spectaculaires, ainsi que Jean Alesi, victime d'une panne technique.
De la 14e à la 1ère place
Profitant des mésaventures de ses adversaires, Olivier Panis a brillamment remonté le peloton pour décrocher un succès inespéré. Il a terminé devant David Coulthard en McLaren et Johnny Herbert en Sauber, devenant ainsi le premier et le dernier pilote français à remporter ce prestigieux prix jusqu'à aujourd'hui.
« Les gens m'en parlent encore aujourd'hui, et cela fait déjà 30 ans ! C'est vraiment extraordinaire. Cette victoire évoque quelque chose de particulier, peut-être parce qu'elle est liée à une voiture française », a déclaré Panis dans une interview avec RTL.
Ce moment passé reste ancré dans la mémoire collective, témoignant de l’attachement du public à ce sport, mais aussi à l’esprit de compétition. L'engouement pour cette victoire n'a pas faibli, séduisant les passionnés de F1 et suscitant la nostalgie d'une époque dorée du sport automobile français.







