John Bolton, ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et figure devenue critique de l'ancien président, s'apprête à plaider coupable pour la rétention de documents sensibles, rapportent plusieurs médias américains. Âgé de 77 ans, Bolton avait été inculpé l’an dernier par un jury du Maryland pour avoir partagé et conservé des informations relatives à la défense nationale.
Selon des sources proches de l'affaire, lors d'une audience récente, le tribunal a programmé une nouvelle séance de mise en accusation pour le 26 juin, période durant laquelle Bolton pourrait officiellement reconnaître sa culpabilité. Le crime pour lequel il semble vouloir plaidoyer pourrait entraîner jusqu'à cinq années d'emprisonnement et une amende dépassant les 2 millions de dollars, d'après les informations publiées par CNN.
En juin 2020, Bolton a publié un livre percutant détaillant son expérience de 17 mois en tant que conseiller national de sécurité, qualifiant Trump d'«inapte» à gouverner. Les accusations à son encontre expliquent qu'il aurait abusé de son accès privilégié en partageant plus d'un millier de pages de documents confidentiels avec des personnes n'ayant pas l'habilitation nécessaire, parmi lesquelles sa propre famille, selon des médias locaux.
Une autre dimension de cette affaire soulève des inquiétudes : un représentant de Bolton a alerté le FBI en juillet 2021 qu'un de ses comptes de messagerie avait été piraté, potentiellement par des hackers liés à l'Iran, un pays pour lequel Bolton a toujours prôné une politique ferme. Cela dit, il n'a jamais signalé que des informations sensibles avaient été compromises à cause du piratage, comme l'affirme l'acte d'accusation.
Avec cette inculpation, Bolton rejoint d'autres figures ayant été mises en cause par Trump, soulignant la complexité et l'intrigue de la relation que partageait l'ancien conseiller avec son ancien patron. Les implications de cette situation continuent d'occuper le paysage médiatique français et international, alors que les commentateurs judiciaires s'interrogent sur l'avenir de Bolton dans cette tourmente juridique.







