Mahdieh Esfandiari, une Iranienne condamnée en France pour apologie du terrorisme, a fait son retour en Iran mercredi, comme l'a rapporté la télévision d'État iranienne. Ce retour survient dans un contexte tendu, peu après le rapatriement de Cécile Kohler et Jacques Paris, des Français accusés d'espionnage à Téhéran.
Détendue en février 2025, Esfandiari a été décrite par les médias iraniens comme une «militante pour les droits des Palestiniens», soulevant des interrogations sur son rôle et sa condamnation. Installée en France depuis 2018, elle avait étudié à Lyon et travaillait comme traductrice. La justice française l'avait condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour avoir alimenté des comptes liés à l'organisation Axe de la Résistance avec des contenus jugés incitatifs aux actes de violence.
Les publications en question avaient fait l'apologie de l'attaque du Hamas en Israël en octobre 2023 et contenait des propos injurieux à l'égard de la communauté juive. Alors que le gouvernement iranien évoquait ces dernières semaines des discussions autour d'échanges de prisonniers, Paris n'a jamais confirmé ces informations. L'assignation à résidence des deux Français, précédemment condamnés, a été levée peu de temps après leur retour, mettant en lumière les tensions diplomatiques persistantes entre les pays.
Comme l'indique Le Figaro, la situation de Mahdieh Esfandiari questionne non seulement les relations franco-iraniennes, mais soulève également des interrogations plus larges sur le traitement des militants et des questions de liberté d'expression dans un contexte de terrorisme global.







