Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a révélé le vendredi 3 avril que la flambée des prix des carburants en France a permis à l'État d'enregistrer un surplus de 270 millions d'euros en mars 2026 par rapport à l'année précédente.
Ce surplus fiscal, résultant de l'augmentation des prix des carburants, est attribuable à plusieurs facteurs. En premier lieu, la TVA sur les carburants a contribué pour 120 millions d'euros, tandis qu'un surcroît d'accises a été évalué à 150 millions à cause d'une hausse significative des volumes de carburants vendus au début du mois de mars.
La crise se compte en milliards d'euros
Malgré ces recettes supplémentaires, David Amiel a souligné que ces montants restent extrêmement faibles comparés aux coûts globaux engendrés par la crise énergétique, chiffrés en milliards. "Il n'y a évidemment pas de cagnotte ici", a déclaré le ministre, mettant en lumière la nécessité de financer des mesures de soutien tout en faisant face à une pression économique grandissante.
À titre d'exemple, environ 430 millions d'euros de coûts ont déjà été engagés, comprenant 130 millions pour des dépenses de soutien aux secteurs touchés comme le transport, la pêche et l'agriculture, ainsi que des fonds destinés à renforcer le chèque énergie.
Pour faire face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place de nouvelles aides ciblées pour la semaine prochaine, avec l'objectif de répondre avec précision aux besoins des filières impactées. Amiel a insisté sur le fait que toutes ces mesures doivent être adaptées en temps réel et ne pas se traduire par des annonces de dépenses irréalistes.
Les experts s'inquiètent néanmoins des répercussions à long terme sur la santé des finances publiques en raison de la hausse des intérêts de la dette, résultant des situations géopolitiques perturbantes







