Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, a perdu la vie en janvier 2020 suite à une interpellation par quatre policiers. Après avoir été vu en train d'utiliser son téléphone tout en roulant à scooter, il a répété à plusieurs reprises qu'il étouffait avant de faire un malaise. Malgré son appel à l'aide, il est décédé deux jours plus tard. Cette situation tragique a conduit la Défenseure des droits, Claire Hedon, à conclure qu'il y a eu un "usage disproportionné de la force" lors de cette intervention.
Dans un rapport publié mercredi, Hedon a critiqué l'absence de tentatives de désescalade pendant l'interpellation, ainsi que l'utilisation du plaquage ventral, une technique jugée inappropriée par de nombreux experts. Les conclusions de l'enquête administrative menée en 2021, qui a révélé des manquements des forces de l'ordre, mettent en lumière les dérives potentielles qui peuvent survenir lors de contrôles routiers tendus.
Le jour de son interpellation, Chouviat avait filmé la scène avec son téléphone, et les enregistrements montrent qu'il avait demandé aux policiers de le relâcher en répétant des phrases telles que "j'étouffe". Ses cris désespérés se sont intensifiés jusqu'à ce qu'un bruit de gorge se fasse entendre, témoignant de la gravité de la situation. Claire Hedon a souligné : "Un véritable dérapage verbal et physique a eu lieu, ce qui a conduit à une issue tragique", comme rapporté par le Nouvel Obs.
À la suite de cet incident, un cadre d'utilisation des techniques d'immobilisation a été fortement remis en question. Bien que des changements aient été proposés, incluant l'abandon de la clé d'étranglement, la Défenseure des droits exige que des normes plus strictes soient mises en place pour prévenir de futurs abus. Elle a également appelé à des mesures disciplinaires contre les agents impliqués dans ce cas.
Cette affaire soulève des questions fondamentales concernant la formation des forces de l'ordre et les protocoles d'interpellation, ce qui incite à un débat public sur les pratiques policières en France. À l'heure où plusieurs affaires de violences policières refont surface, la nécessité d'une réforme devient de plus en plus pressante dans l’opinion publique.







