Un acte tragique au cœur de Saint-Brieuc
Près de trois ans après les faits, un homme âgé de 39 ans comparaît devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor, du 2 au 5 mars 2026. Ce dernier est accusé d'avoir tenté de tuer le père de son ex-épouse en septembre 2022. Il est également soupçonné d'avoir commis plusieurs autres délits, essentiellement liés aux violences conjugales, et risquerait jusqu'à trente ans de réclusion criminelle.
Les circonstances du drame
Le 25 septembre 2022, dans l’après-midi, le commissariat de Saint-Brieuc reçoit un appel alertant sur un homme de 55 ans, blessé par arme blanche près de la gare, rue Jules-Ferry. À son arrivée, la police découvre que la victime est prise en charge par les pompiers, les médecins affirmant plus tard que sans leur intervention rapide, son état aurait pu devenir critique.
La tragédie d'une séparation difficile
Les forces de l'ordre interrogent alors la fille de la victime, qui explique que son père a été attaqué par son ex-conjoint, résidant à proximité. Selon elle, l’homme n’avait pas supporté leur séparation, et à plusieurs reprises, il avait exercé des violences physiques et verbales à son encontre, souvent en présence de leurs jeunes enfants. Les résultats d'une enquête menée par Ouest-France mettent en lumière ces violences chroniques, souvent sous-estimées.
Les conséquences psychologiques
Les psychologues rappellent que les violences conjugales laissent des séquelles profondes, tant sur la victime que sur les enfants. Michèle Henrard, experte en violences conjugales, souligne : "Ces actes sont souvent le résultat d'une escalade de la colère et de la jalousie, surtout lors de séparations. Les témoins de ces violences peuvent également souffrir de traumatismes significatifs dans leur développement." Cette affaire, qui ne semble pas isolée, rappelle la nécessité d’un débat plus large sur la prévention et la réaction face aux violences conjugales.







