Le procès en appel d'Isabelle Adjani pour fraude fiscale, qui a commencé le 27 février à Paris, a été renvoyé au 1er avril prochain. La défense de l'actrice, entourée de cinq avocats, a soulevé des questions de procédure concernant la recevabilité d'une preuve liée à une demande d'assistance administrative au Portugal, selon des sources judiciaires.
"Je me sens à l'écoute attentive de la cour", a déclaré l'actrice vêtue d'un tailleur noir, à l'issue d'une audience centrée sur les questions procédurales.
Absente lors de son premier procès, Isabelle Adjani a récemment remis le César du meilleur acteur à Laurent Lafitte, confirmant sa présence à la prochaine audience. En première instance, elle avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 250 000 euros.
Me David Lepidi, l'un des avocats de l'actrice, a déclaré que la défense a soulevé des moyens de nullité ayant des implications sur l'ordre public. En première instance, Adjani a été reconnue coupable d'avoir frauduleusement domicilié au Portugal de 2016 à 2017, ce qui lui a permis d'éviter 236 000 euros d'impôts.
Adjani avait également été condamnée pour avoir enregistré un versement de deux millions d'euros en 2013, perçu de son ami Mamadou Diagna NDiaye, comme un prêt, alors que le tribunal l’a qualifié de "donation déguisée", entraînant une élusion fiscale d'une taxe de 1,2 million d'euros.
"Donation déguisée"
En outre, elle a été reconnue coupable de blanchiment pour un transfert de 119 000 euros d'un compte non déclaré aux États-Unis vers le Portugal. Le tribunal a stipulé que "les conditions de cette opération visaient à dissimuler l'origine et la destination des fonds".
La défense a soutenu qu'un malentendu sur sa déclaration fiscale résultait de conseils inappropriés, une stratégie souvent employée dans des affaires similaires. Selon une enquête menée par Le Monde, l'affaire a été mise au jour par les Panama Papers, qui avaient révélé qu'elle possédait une société dans les îles Vierges britanniques. Bien que cette découverte n'ait pas conduit à une poursuite, elle a ouvert la voie à d'autres investigations fiscales.
La suite du procès, prévue pour le 1er avril, promet d'attirer l'attention non seulement des médias, mais aussi du grand public, qui suit de près les rebondissements de cette affaire.







