Deux enquêtes ont été ouvertes en raison de revendications inacceptables lors de la marche en hommage à Quentin Deranque, un militant d'extrême droite tragiquement décédé il y a dix jours, à Lyon. Des saluts nazis ainsi que des propos racistes et homophobes ont été signalés, comme l'a rapporté franceinfo. Le parquet de la ville a pris cette décision suite aux événements survenus pendant ce rassemblement qui a attiré plus de 3 000 participants, dont un grand nombre de membres de l'ultradroite.
Le procureur de Lyon a précisé que l'enquête vise deux chefs d'accusation : l'apologie de crime contre l'humanité et injures racistes et homophobes. Étonnamment, aucune plainte officielle n'a encore été déposée pour justifier l'ouverture de ces enquêtes, ce qui souligne l'initiative des autorités pour traiter ces agissements, traités comme une conséquence potentielle des tensions sociales exacerbées dans le pays.
À l'issue de la marche, où la préfecture du Rhône avait mis en place un dispositif policier important, des vidéos mettant en avant ces saluts et insultes ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Les concernés pourraient être identifiés par les autorités, grâce aux images de vidéosurveillance fournies par la ville.
Des actes contraires aux valeurs humanistes de Lyon
Dans un communiqué, Grégory Doucet, le maire de Lyon, a décrit ces actes comme des affrontements avec les valeurs humanistes que la ville incarne, soulignant sa position historique en tant que capitale de la Résistance. "La Ville de Lyon collabore pour que chaque auteur soit identifié et traduit en justice", a-t-il déclaré. De son côté, Aliette Espieux, une figure de l'extrême droite et l'une des organisatrices de la marche, a également pris ses distances, affirmant qu'elle “condamne fermement ces comportements, s'ils existent”. Ces incidents restent révélateurs d'une polarisation grandissante au sein de la société française.







