Un projet d'attentat a été déjoué dans le département du Nord, où deux adolescents âgés de 16 ans ont été mis en examen après avoir été arrêtés mardi 17 février. L'un des jeunes a avoué qu'il souhaitait mener une attaque violente contre un centre commercial ou une salle de concert.
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Ces individus avaient l'intention de perpétrer une action terroriste à Lille, visant tout autant un centre commercial qu'une salle de concert ou même le conseil régional des Hauts-de-France. Interpellés mardi, les deux mineurs ont été mis en garde à vue et sont aujourd'hui inculpés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteinte aux personnes.
La radicalisation à un âge précoce
Selon les informations, les adolescents avaient projeté de se procurer une arme à feu. L'un d'eux, fortement influencé par des idéologies extrémistes, a concédé avoir entrepris la fabrication de TATP, un explosif prisé par les groupes djihadistes. "Un d'eux, montrant un intérêt évident pour les explosifs, a admis avoir acheté des produits chimiques dans le but de conduire des essais de combustion à son domicile. L'autre adolescent, au fait de ces projets, est soupçonné d'avoir renforcé ses idées violentes", a précisé le Parquet national antiterroriste.
Ce rajeunissement de la radicalisation soulève des préoccupations grandissantes. Laure Westphal, psychologue clinicienne et enseignante-chercheuse à Sciences Po, explique: "Le djihadisme devient pour eux un moyen d'expliquer leurs propres difficultés, en offrant une origine à ce qui va mal dans leur vie". L'un des mineurs a été placé en détention provisoire, tandis que l'autre a bénéficié d'une remise en liberté sous contrôle judiciaire.







