En janvier 2026, cinq hommes, âgés de 19 à 50 ans, se sont retrouvés devant le tribunal judiciaire d'Angers pour leur rôle dans un « trafic de stupéfiants rural » qui a sévi à Fresne-sur-Loire (Maine-et-Loire) tout au long de l'année 2025. Selon les enquêteurs, ce réseau a permis de générer des recettes colossales, atteignant près de 70 000 €.
La problématique a commencé à germer avec des plaintes des riverains, intrigués par des allées et venues suspectes autour d'une maison de campagne située à Ingrandes-Le Fresne-sur-Loire. Ce constat a déclenché une enquête qui a duré plusieurs mois et qui a mobilisé des techniques avancées telles que la géolocalisation, les interceptions téléphoniques et l'analyse des factures. Ouest-France rapporte que ce trafic de drogues ne se limitait pas seulement au cannabis, mais s'étendait également à la cocaïne et à l'ecstasy.
Les experts en sécurité soulignent que ce type d'activité criminelle est en augmentation dans des zones ruralisées, où la surveillance est moindre. Selon le criminologue Paul Dupont, « ces réseaux exploitent les failles des localités moins surveillées pour mener leurs affaires ». La lutte contre les drogues s'intensifie, et cette affaire est un exemple frappant montrant que même des campagnes paisibles peuvent cacher de telles réalités.
Alors que le procès se poursuit, les conséquences pour les prévenus pourraient être lourdes, et les habitants attendent avec impatience des mesures plus strictes pour assurer leur sécurité. La situation soulève également des questions sur les moyens d'intervention des forces de l'ordre dans ces environnements moins densément peuplés, où les réseaux criminels semblent trouver un terrain fertile.







