Un homme de 35 ans a été condamné par la cour d'assises de Moselle, ce vendredi 23 janvier, à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir causé la mort de sa petite fille, Shaïna, âgée de quatre mois, à cause du syndrome du "bébé secoué". La cour a fixé une période de sûreté de neuf ans pour ce père de famille.
Sa compagne, âgée de 33 ans, a reçu une peine de cinq ans de prison, dont deux années avec sursis, pour son manque de réaction face à la maltraitance dont l'enfant avait été victime. Les résultats des examens médicaux menés après l'admission de Shaïna au CHRU de Nancy le 6 décembre 2022 avaient révélé des côtes fracturées et d'autres lésions indiquant des coups.
Des peines "justes et proportionnées" selon l'avocate des enfants
Lors d'une perquisition effectuée au domicile du couple à Sarrebourg, les forces de l'ordre ont découvert un berceau barricadé, révélateur de l'environnement malsain dans lequel vivait l'enfant. En plus de la tragédie de Shaïna, le père a été reconnu coupable de violences sur ses deux autres enfants, un fils en maternelle et un autre de 12 ans issu d'une précédente relation.
Les témoignages ont fait état de violences physiques inacceptables : coups de pieds, brûlures de cigarette et fractures multiples. Bien que la mère ait admis être consciente des mauvais traitements, elle n’a pas agi pour protéger l’enfant. Le procureur avait exigé une peine de 25 ans pour le père et de cinq ans pour la mère.
Après le verdict, Me Marlène Schott, l'avocate de la mère, a exprimé ses inquiétudes et a évoqué la possibilité d'un appel. À l'inverse, Me Zakia Ait Ali Slimane, représentant les intérêts des enfants, a jugé les peines imposées "justes et proportionnées", soulignant que le père avait, au minimum, reconnu une partie des faits.







