Le procès concernant la mort d'Allan Lambin, survenue en 2019 au commissariat de Saint-Malo, a récemment pris une tournure dramatique. Le 20 janvier 2026, lors de l'audience, le procureur Tanguy Courroye a requis six mois de prison avec sursis contre quatre policiers accusés d'homicide involontaire. Allan, âgé de 19 ans, avait été placé en garde à vue et est décédé sous la surveillance des agents, laissant sa famille dans le choc et la douleur.
Ce tragique événement déclenche un débat public intense autour de la responsabilité des forces de l'ordre et de leur mandat de surveillance. Les arguments de l'accusation soulignent un manquement aux devoirs de diligence que l'on peut attendre de la part des représentants de la loi. "Comment peut-on accepter que des jeunes innocents perdent la vie à cause d'une telle négligence ?" a déclaré un membre de la famille d'Allan lors d'une récente conférence de presse.
Les experts en droit et en police, comme Jean-Pierre Lemaître, ancien policier et aujourd'hui consultant en sécurité, affirment que ce genre de cas soulève des questions essentielles sur l'inefficacité des protocoles de surveillance dans les commissariats. "Il ne s'agit pas simplement d'un incident isolé, mais d'un symptôme d'une culture organisationnelle qui doit être révisée," a-t-il expliqué dans une interview à Le Monde.
En attendant le verdict final, la communauté de Saint-Malo reste en émoi, alors que les yeux du pays se tournent vers ce procès qui pourrait redéfinir la responsabilité au sein des forces de l'ordre. Des manifestations de soutien pour la famille d'Allan ont déjà été organisées, témoignant de la tristesse et de la colère qui perdurent au sein de la population.







