La mort d'El Hacen Diarra, survenue dans la nuit du 14 au 15 janvier au commissariat du 20e arrondissement de Paris, suscite une vive polémique. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment déclaré qu'il n'y avait « aucune raison de suspendre » les policiers impliqués dans cette affaire, affirmant sa confiance dans la justice pour établir les faits.
Une enquête judiciaire a été ouverte pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » ayant entraîné la mort. Un fait troublant est survenu lors de son interpellation, filmée par des voisins qui ont assisté à des scènes d’une violence inquiétante. On y voit un policier porter des coups à Diarra, qui aurait notamment crié « Vous m’étranglez ! », selon les analyses sonores menées par la famille.
Nuñez a reconnu la réalité de ces coups portés sur Diarra, mais a également souligné que la cause de sa mort, survenue peu après son arrivée au commissariat, devait être clarifiée. « Il y a eu un contrôle relatif à une consommation de cannabis, suivi d'une altercation », a-t-il expliqué, tout en évoquant un incident au cours duquel un taser a été utilisé.
Cette tragédie a attiré l'attention sur les méthodes de la police française, notamment à travers un large débat public. Plusieurs experts en droit et des associations de défense des droits humains appellent à un examen minutieux des pratiques policières. Comme le souligne le rapport de l'Observatoire des Libertés publiques, « les violences policières doivent être traitées avec rigueur et transparence pour garantir la confiance du public envers les corps de sécurité ».
Dans ce contexte tendu, Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille Diarra, a réclamé le placement en garde à vue des policiers concernés, arguant que les résultats d'autopsie étaient « caractéristiques » d'un étranglement. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur l'usage de la force par les forces de l'ordre, et plusieurs manifestations ont déjà été annoncées pour réclamer justice et transparence.







