Le 15 novembre 2025, un nourrisson de sept semaines a été plongé dans un combat pour sa vie après avoir été admis aux urgences pédiatriques de Chambéry, avant d'être transféré d'urgence à l'hôpital de Grenoble. Grâce à des efforts médicaux intensifs, la petite fille a miraculeusement survécu malgré un état critique. Les analyses médicales ont révélé la présence de morphine dans son système, suscitant l'ouverture d'une enquête par le parquet de Chambéry.
Comme le rapportent plusieurs médias, notamment Le Dauphiné Libéré, la soupçonneuse administration de morphine a conduit les enquêteurs à se concentrer sur le père, qui avait préparé le biberon potentiellement dangereux. Cet homme de 35 ans, éducateur spécialisé dans la protection de l'enfance, a nié les accusations à son encontre. Après avoir été placé en détention provisoire de décembre 2025, il a été relâché sous contrôle judiciaire.
Un "post-partum masculin" en question
Le 12 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Chambéry a entendu le père sur les accusations d'administration de substance nuisible à un mineur. Son avocat a demandé un délai pour approfondir la question d'un possible "post-partum masculin", une notion qui commence à être explorée dans les travaux de santé mentale. Ce concept pourrait expliquer certains comportements déroutants, notamment une amnésie potentielle liée à sa dépression actuelle, comme l'a rapporté Midi Libre.
Le tribunal a décidé de renvoyer l'affaire pour permettre des expertises psychiatriques supplémentaires, tandis que l'enfant reste placé sous la responsabilité des services de protection, bien que la mère ait été mise hors de cause dans cette sombre affaire. Ce drame familial soulève des questions cruciales sur la santé mentale des nouveaux parents et la nécessité d'un soutien adéquat.







