Dans la nuit du Nouvel An, une soirée censée marquer le passage à une nouvelle année s'est tragiquement transformée en un épisode de violence à Léguillac-de-l’Auche. Trois hommes, âgés de 21, 28 et 47 ans, ont été jugés en comparution immédiate pour les événements qui ont mené à l'arrachage d'une oreille lors d'une dispute enflammée.
Les tensions ont éclaté autour d’une jeune femme très alcoolisée, provoquant une confrontation entre le plus jeune et son adversaire plus âgé. Après des échanges de mots, ils se sont retrouvés sur la route, où les coups ont commencé à pleuvoir. Selon les témoignages recueillis, la situation aurait dégénéré lorsque le jeune homme, agissant par instinct de survie, a mordu l'oreille de son agresseur. "Je me suis senti en danger de mort", a déclaré le jeune homme dans sa défense, soutenu par son avocate, Me Benichou-Ganancia, qui a évoqué son état d'autisme comme un facteur de sa réaction.
Cependant, cette ligne de défense a été contestée par le parquet. Me Borel, l'avocate de la victime, a souligné que malgré la gravité de ses blessures, son client était plus préoccupé par son blouson que par la perte d'une partie de son corps. Ce drame illustre le phénomène préoccupant des violences verbales et physiques lors des réveillons, comme le souligne l'expert en sociologie des comportements, Dr. Michel Leroy, qui affirme que "les fêtes peuvent souvent devenir un catalyseur pour des tensions sous-jacentes".
Les trois accusés ont été condamnés : le jeune homme de 21 ans, reconnu coupable de violence suivie de mutilation, purgera une peine de trente mois de prison dont vingt avec sursis probatoire. L'homme de 28 ans, déjà sous bracelet électronique au moment des faits, a reçu neuf mois de détention adaptées pour récidive, tandis que le plus âgé, qui avait réagi aux coups infligés à son fils, a écopé de huit mois de prison avec sursis pour violences aggravées.
Cette affaire soulève des questions sur la gestion des conflits et les risques de violence en milieu festif, reflet d'une société où le seuil de tolérance à l'agression semble diminuer. De nombreux experts estiment que de tels incidents peuvent être prévenus par des mesures encouragent la communication et la résilience émotionnelle, notamment lors des rassemblements festifs.







